Note sur PEURA

« Peura » est un morceau qui ancre l’histoire dans un milieu et dans une époque. Il est coutumier du rap de faire des dédicaces en citant des noms. Et trop souvent les médias retiennent cette valse des égos plutôt que la force de leurs propos. À mes yeux, le plus important demeure ce qu’on dit et son talent pour le dire. J’ai donc voulu citer des auteurs du rap français et reconstituer avec leurs mots l’identité cohérente d’un homme (Hamed, H.Khamon) qui aurait forgé son chemin grâce à ces éclaireurs de génie. « Peura » fait partie des morceaux qui font un état des lieux.           

 

 

LES DÉDICACES

La vie est une loterie. Même si tu gagnes au final tu perds la vie. MC SOLAAR.  Alors tous les jours que dieu fait. Qu’est-ce que je fais ? Maintenant tu le sais. Je flirte avec le meurtre. MINISTÈRE AMER.Rien d’autre à dire, mon kiff à moi c’est le plaisir de définir ce qui pour moi est à détruire. FABE.Une soirée qui vacille. Une bagarre au fond et tout le monde s’éparpilleI AM. La monotonie du quartier ou l’odeur de la cité finit par te rendre fou. SUPRÊME NTM. Tous ces gens attirés par l’argent comme le requin attiré par le sang. ASSASSIN. Mon esprit est déjà parti en Yecou. Ils disent de moi que je suis devenu fou. EXPRESSION DIREKT.Mais Je marche pour la gloire. Bientôt on me verra partout. LES SAGES POÈTES DE LA RUE.Conseil, surveille tes arrières, j’arrive dans ta face comme un crachat. LA CLIQUA.Les experts n’y croyaient même pas. Du coma, je reviens. Suis-je un jour parti ? IDEAL J. Non, je suis né ici dans la misère et l’air gris. DOC GYNECO.Où on nous dit tous les jours le monde est à vous. Mais en ouvrant bien les yeux. Le monde est à eux. NAP.J’veux ce que je vois dans le poste, je lance la roue de la fortune. J’ai ma chance dans la chanson. PASSI.À l’heure où trop de putes jouent la carte de l’assimilation. LA RUMEUR. Esclave, jamais patron, guerriers sans glaive. FONKY FAMILY.Je suis pris en sandwich entre la lumière et leur monde. Mon tiers monde sombre dans l’ombre, étouffe entre deux mondes. ROCCA.Les gars comme moi au micro font du peura. H.KHAMON. Fous ton foutu son à fond qu’on brûle le bal ! BISSO NA BISSO.Vous-vous en fichez pas mal qu’on soit fichu et fauché. MAFIA K’1 FRY. Que le quartier soit agité surveillé de près par les condés. LE 113. Et Que les tombes soient plus nombreuses que les berceaux. ÄRSENIK. L’argent je le fais pas avec tes bizous. Je joue pas au foot, j’suis pas Zizou. ALIBI MONTANA.  On a pas eu mieux que la banlieue. On nous a pas donné les moyens de quitter les lieux. LADY LAISTEE.Alors on ferme les yeux et on pense à l’enfance. J’étais un embryon, un bébé braillant, un enfant bruyant. MAFIA TRECE.Avec des envies des ambitions des buts. Des envies de toucher le million dés le début. DIAM’S. Je repense à mon clan. Destin de vie, le déclin, je pense qu’à gruger. LUNATIC.L’engrenage a commencé, l’cycle depuis peu, l’ambiance est tendue. DISIZ LA PESTE.Vu les temps qui courent avec juste un CAP, t’es sur que t’as pas de taf. Rien que des baffes ! DOUDOU MASTA. Mais je suis prêt pour le grand voyage. Grimper ou tomber de haut. LE RAT LUCIANO.L ‘amour est mort mais c’est pas moi qui l’ai tué. OXMO PUCINO. C’est le fou, c’est le faux, c’est le filou. SAÏAN SUPA CREW. À croire que le malheur les a hypnotisé ». Lobotomisé ! SNIPER. L’œil humecté de pleurs. Je me réveille de mes cauchemars. TANDEM. Prise d’otage, cagoule sur le visage, ça crie ça chiale. COGNO ! à tous les étages ! La presse propage la rage. STOMY BUGSY. ET TOUS LES AUTRES…

 

PEURA (Le clip)

PEURA (LE TEXTE)

2000, 2000, 2000. De 1995. 2000, 2000, 2000, 2000. De 1995 aux années 2000, c’est passé à la vitesse du son, c’est H.Khamon au macro son. Je suis le fils du rap qui coule dans mes veines. Pas la peine de nier, je suis tombé dans cette zik, trempé dans ses scratchs, ses clashs, son trash. J’ai les neurones en punchlines, un Obélix musical composé de morceaux d’idéaux. Un ton pour regarder les maux du monde avec des mots, c’est le peura ! Un don pour la rime et le rythme, c’est le peura ! Un son pour le mouv et le groove, c’est le peura. Je vais pas me cacher derrière du pipo, des mélos, Je suis peura. Les gars comme moi au micro font peur à ceux qui n’aiment pas le peura slash, cash celui qui fâche ! Mais je reste peura ! Peura ! Peura ! Peura ! Peura ! Peura ! Peura !

Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans mon cœur car vous avez réclamé des couleurs pour la cité. Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans ma chair car vous avez incarné les galères de la cité.

La vie est une loterie. Même si tu gagnes au final tu perds la vie alors tous les jours que dieu fait. Qu’est-ce que je fais ? Maintenant tu le sais, je flirte avec le meurtre. Rien d’autre à dire, mon kiff à moi c’est le plaisir de définir ce qui, pour moi, est à détruire : Une soirée qui vacille, une bagarre au fond et tout le monde s’éparpille, la monotonie du quartier ou l’odeur de la cité finit par te rendre fou, tous ces gens attirés par l’argent comme le requin attiré par le sang. Mon esprit est déjà parti en Yecou. Ils disent de moi, ils disent de moi, ils disent de moi que je suis devenu fou mais je marche pour la gloire. Bientôt on me verra partout car je reste peura ! Peura ! Peura ! Peura ! Peura !

Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans mon cœur car vous avez réclamé des couleurs pour la cité. Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans ma chair car vous avez incarné les galères de la cité.

Un conseil, surveille tes arrières, j’arrive dans ta face comme un crachat. Les experts n’y croyaient même pas. Du coma, je reviens. Suis-je un jour parti ? Non, je suis né ici dans la misère et l’air gris où on nous dit tous les jours : le monde est à vous. Mais en ouvrant bien les yeux, le monde est à eux. J’veux ce que je vois dans le poste, je lance la roue de la fortune. J’ai ma chance dans la chanson à l’heure où trop de putes jouent la carte de l’assimilation. Esclave jamais patron, guerrier sans glaive. Je suis pris en sandwich entre la lumière et leur monde. Mon tiers monde sombre dans l’ombre, étouffe entre deux mondes. Je résiste car les gars comme moi, au micro, font Peur a… Font du peura, sont peura ! Peura ! Peura !

Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans mon cœur car vous avez réclamé des couleurs pour la cité. Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans ma chair car vous avez incarné les galères de la cité.

Fous ton foutu son à fond qu’on brûle le bal. Vous-vous en fichez pas mal qu’on soit fichu et fauché. Que le quartier soit agité, surveillé de près par les condés, que les tombes soient plus nombreuses que les berceaux. L’argent, je le fais pas avec tes bizous, je joue pas au foot, j’suis pas Zizou. On a pas eu mieux que la banlieue. On nous a pas donné les moyens de quitter les lieux alors on ferme les yeux, on pense à l’enfance. J’étais un embryon, un bébé braillant, un enfant bruyant avec des envies, des ambitions, des buts, des envies de toucher le million dés le début. Je repense à mon clan. Destin de vie, le déclin, je pense qu’à gruger. L’engrenage a commencé, l’cycle depuis peu, l’ambiance est tendue. Vu les temps qui courent avec juste un C.A.P, t’es sur que t’as pas de taf. Rien que des baffes alors reste peura, peura, peura !

Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans mon cœur car vous avez réclamé des couleurs pour la cité. Tous les gens qui m’ont fait sont rappeurs. À ceux que j’ai oubliés de citer, ne m’en tenez pas rigueur. Je vous porte dans ma chair car vous avez incarné les galères de la cité.

Je suis prêt pour le grand voyage. Grimper ou tomber de haut car l‘amour est mort mais c’est pas moi qui l’ai tué. C’est le fou, c’est le faux, c’est le filou. À croire que le malheur les a hypnotisés, lobotomisés ! L’œil humecté de pleurs, je me réveille de mes cauchemars. Coup de feu ! Prise d’otage, cagoule sur le visage, ça crie, ça chiale. COGNO à tous les étages ! La presse propage la rage. Normal, les gars comme moi font peur à ceux qui pensent que le peura est mourant, violent ! Mes balles sont des mots, il y aura pas de sang sur les carreaux. Mes crimes sont parfaits, je les ai planqués dans des rimes. Je suis un criminimini-criminiminel fidèle à des convictions qui restent peura, peura, peura,